Face à l'épuisement

Face à l ‘épuisement, que peut faire la sophrologie.

Il n’y a pas de recette magique face à l ‘épuisement.
Nous connaissons tous les mécanismes du stress, notre capacité à prendre des lanternes pour des éléphants et notre faculté à interpréter, juger, peser etc.
Notre intelligence est telle que nous savons aller sur la lune mais que nous ne parvenons pas à éradiquer le faim dans le monde, ni même notre stress.

Nous pouvons faire le choix de rester positif malgré tout. Intellectuellement, dans un premier temps, puis corporellement grâce à la sophrologie ou d’autres techniques corporelle comme le Yoga, Qigong, le Zen… Ce choix nous propulse vers la responsabilité qui nous entraine vers la liberté.
En devenant acteur de notre santé, c’est à dire en apprenant à observer nos sensations et nos émotions et à agir dessus lors de nos séances, nous devenons plus libre.

Lorsque nous saisissons les lois de causes à effets sur nous même, nous pouvons avoir une action dessus ; Mais le premier pas reste l’acceptation de ce que nous sommes dans l’instant et d’être intimement convaincu de la loi de l’attraction positive.

L’épuisement connaît les mêmes rouages mais à l’inverse.

Ainsi comme Sisyphe, nous poussons notre pierre le long de la colline. Elle retombe sitôt au sommet. Sisyphe a défié les dieux. Sa punition est cette tâche absurde. Sisyphe, selon Camus, ne cherche pas à ce que la pierre se stabilise au sommet de la colline. Il accepte le non sens de cette tâche. « L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites. » ou « Ce monde lui même n’est pas raisonnable, c’est tout ce qu’on peut dire, mais ce qui est absurde, c’est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme. » écrit Albert Camus.

Acceptant le réel, Sisyphe parvient à dépasser l’oukase des dieux voulant le mettre dans une insatisfaction et une frustration perpétuelle. Pour Camus, Sisyphe est heureux d’accomplir son devoir d’homme et de continuer à vivre malgré l’absence de sens du monde. Accepter que le réel n’a pas de sens nous libère… nous gagnons en paix pour nous même et donc pour les autres. Accepter ne veut pas dire ne rien faire, au contraire… si nous voyons tomber un météorite sur notre maison, nous sortons dehors nous mettre à l’abri.. Si nous voyons de la maltraitance, dénonçons là. S’il y a une injustice, agissons mais ne subissons pas.

Outre l’absurdité du monde, parfois nous perdons le sens de nos actions. Le stress ne dure que peu de temps. Le reste, c’est notre mental qui le fabrique. Il y a une tensions, puis dix, puis vingt, trente tensions etc. Notre corps se fatigue. Le système hormonal pour compenser ce manque de ressource finit par s’épuisé… Cela se cristalise.

Comment?
La tension peut entrainer une interprétation négative.
Notre mental va naturellement vers le négatif et si nous l’écoutons trop, ce négatif s’installe. Cette interprétation négative de tout phénomène entraine des ruminations négatives. Elles prennent de plus en plus en plus de place… Nous nous effondrons. Notre cerveau et notre corps physique ne font qu’un. 

Notre réflexe naturel est souvent d’entrer dans des mécanismes de défense. Nous nous rigidifions. Notre tonus musculaire devient une carapace. Des injonctions s’installent. « Il faut, je dois… ». Nous entrons dans un rapport de domination et de rivalité avec nous même et les autres. Notre estime de nous même s’amenuise. La vie devient une course d’obstacle. Notre pensée nous précède. Nous nous crampronnons à nos conditionnements voire à notre identité. Notre ego devient notre moteur. Sisyphe aurait pu choisir de se dire « je suis Sisyphe et je parviendrais à mettre cette pierre stable » or, c’était impossible. En acceptant la réalité, il accepte ce qu’il vit et semble heureux. 

Accepter ce que je ne peux changer est la première porte vers le bonheur. Comment y parvenir? 

Accepter que nous sommes responsables de nos émotions est le premier point. Prendre de la hauteur par rapport à ce que l’on peut nous demander de faire. Si nos dossiers ne sont pas bouclés à temps, il n’y a pas mort d’homme. Ce centrer sur soi. Évacuer nos pensées parasites. La plupart sont négatives et agressives vis à vis de nous même et des autres.

Pendant nos séances de sophrologie ou de méditation, nous mettons notre interrupteur mental sur off. Plus de pensées parasites au bout de quelques séances. La réalité, dans son absurdité ne provoque plus aucune interprétation. Nous sommes dans l’attention à nous même dans l’instant. Ensuite, sachons qu’il n’y a aucune obligation. En ce qui concerne l’épuisement professionnel, quelque soit notre travail, nous l’avons choisi, nous pouvons le quitter.
Et si celui-ci n’émane pas d’un profond désir, il y a toujours de bonnes raisons de le faire : gagner de l’argent pour soi et sa famille, être indépendant, apprendre quelque chose d’un groupe humain, exister quelque-part dans le regard des autres. Avoir de la joie à faire ce que l’on fait… satisfaire notre valeur travail.

Le travail peut être une torture si il ne nous est pas adapté. Pourquoi continuer? La peur du chômage est une illusion. Il y a plus de 80% des français qui travaillent. Sortons des sentiers battus. Explorons d’autres modes de fonctionnement. Et si, c’est un échec, il n’y a rien de grave. Toute expérience nous transforme. N’oublions pas que notre vie est courte. Que la mort peut subvenir à tout moment. Remettons les choses à leur place. Rien ne dure vraiment…

Si nous nous épuisons. Tout devient harassant. Le simple fait de ranger la vaisselle devient un calvaire. Que faire?
Premièrement, ne pas le nier. Observer où nous en sommes. Sommeil, digestion, activité sportive, plaisir, vie sociale… Le sophrologue vous posera toutes ses questions dans une vision holistique. En fonction de cela nous établirons un programme qui pourra répondre à des besoins bien précis. Nous vous proposerons des séances régulières pour retrouver l’énergie. Très vite l’énergie reviendra, et cela grâce à vous.

Les entreprises ont compris que la « bientraitance » était un outils de performance. L’entreprise « Google » propose des siestes flashs ou des séances de méditations. Des baromètres sociaux existent dans tous les grands groupes. L’esprit coopératif est une valeur ajoutée à l’entreprenariat. La sophocratie gagne du terrain chaque jour. Évidemment d’abord sous la contrainte puis par réalisme économique. Un travailleur épuisé n’apporte rien.

Pour ma part, en bon Rousseauiste-Rosembergien (néologisme), je pense que tout citoyen en pleine possession de ses moyens est une chance pour mon pays, pour la planète, pour l’univers.
L’espoir est que nous soyons tous des êtres de paix et d’amour. Nous pouvons y parvenir si nous laissons passer nos émotions désagréables (telle que la peur) et si nous apprenons un langage hors d’un système basé sur la soumission. Avec la C.N.V et la Sophrologie, soyons heureux…et libre.

La sophrologie travaille en premier lieu sur l’écoute de notre corps et l’apprentissage d’une somatisation positive. Au fil des séances, nous nous rendons compte que nous pouvons nous projeter dans le futur ou dans le passé de manière positive. La sophrologie n’est pas de la relaxation, ni de la méditation, ni du yoga, ni de l’hypnothérapie… c’est un mélange de tout cela avec une particularité :

l’action positive, et un protocole de soin clair et répondant à un besoin qui peut être de la prévention, du soutien ou du développement personnel.
L’école de la conscience en harmonie nous fait sortir de la caverne dans la quelle nous pouvons nous mettre si nous rentrons dans la soumission. Elle est essentielle pour toute notre génération et celle à venir.
Emmanuel Crouail